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Yves BEAUCHAMP

Président de AEM

Né le 2/10/1962. Ingénieur en système d’information, manager dans une agence publique qui dépend du ministère de la santé.

Ma rencontre avec l’association « Les Amis des Enfants du Monde » (AEM) coïncide avec un moment particulièrement fort, puisque c’est par l’intermédiaire de cet organisme que mon foyer a accueilli une fratrie de deux enfants, d’origine éthiopienne, âgés alors de 8 et 4 ans. Une telle aventure laisse, cela va de soi, une empreinte profonde et m’a conduit, ainsi que mon épouse, à prolonger notre relation avec les bénévoles des AEM qui nous avaient accompagnés dans notre projet d’adoption. Et c’est ainsi que, petit à petit, on participe à une rencontre régionale, on partage son expérience avec d’autres, on donne un coup de main pour l’organisation d’un évènement….

C’est ainsi que j’ai découvert l’autre facette des Amis des Enfants du Monde, qui concerne son rôle d’organisme de solidarité internationale axé sur l’Enfant, le développement, l’accompagnement, les Droits de l’enfant.

De fil en aiguille, j’ai accepté de suivre une formation en vue de devenir un bénévole actif de l’association. C’était en 2003.

L’équipe de ma région était (et est encore) particulièrement dynamique et engagée dans toutes sortes d’initiatives pour témoigner des besoins des enfants dans la plupart des pays du monde, et collecter les fonds nécessaires au financement des projets qu’élaborent et mettent en œuvre les ONG locales qui sont les partenaires des AEM.

C’est donc dans ce creuset que j’ai « appris » puis pris ma part à ces engagements bénévoles, notamment en tant qu’animateur régional Nord – Pas de Calais. En 2012, le congrès des AEM m’a élu au conseil d’administration, où j’ai exercé la fonction de trésorier. Puis, depuis 2015, celle de président.

Les Amis des Enfants du Monde est une organisation qui repose essentiellement sur l’engagement de ses bénévoles, y compris dans les activités « techniques » qui sont au cœur de son activité de solidarité internationale. Cela peut sembler parfois une faiblesse, mais c’est aussi une force. Être bénévole n’empêche pas de travailler de façon rigoureuse, sinon professionnelle. C’est d’autant plus nécessaire que l’essentiel de notre activité repose sur les partenariats que nous avons construits, parfois depuis une ou deux décennies, avec une trentaine d’ONG diverses, présentes dans chacun des 13 pays où nous intervenons.

Mon rôle en tant que président du conseil d’administration est donc d’entraîner les 350 bénévoles engagés de l’association, et au-delà les centaines d’adhérents, à mobiliser le meilleur d’eux-mêmes quel que soit leur lieu d’intervention et leur responsabilité.

C’est dans cette optique que nous avons choisi de nous tourner résolument vers différentes plates-formes de solidarité internationale, notamment la CHD et le Groupe Enfance, pour partager nos expériences et nos questionnements, et participer aux initiatives collectives en faveur de la réalisation des Droits de l’Enfant.