PH XDXavier Dufrénot est le nouveau directeur de HumaniTerra. Il arrive au sein de l’ONG avec plus de vingt ans d’expérience dans le champ humanitaire. Son engagement reste intact. Il fait ses débuts en tant que logisticien au Rwanda et dans la région des grands lacs en 1994. S’en suivront des missions au Kurdistan irakien, une passion pour l’Afghanistan, des missions au Darfour, dans la Caraïbe et en Asie. Il assume plusieurs postes de coordination, notamment dans la gestion des urgences médicales.

A cela s’ajoute un goût pour la réflexion. En sortant de Bioforce, il fait des études de sciences politiques, puis de sociologie du développement à la Sorbonne. Il s’intéresse à l’évolution du champ humanitaire, notamment en Afghanistan. Enfin, il reprend une thèse sur le tard. Elle traite des paradigmes du développement face aux questions environnementales. Relevant que les théories post-développementalistes peuvent être abordées comme un pragmatisme, il prône une réappropriation de celles-ci par les praticiens de l’aide internationale.

Mais restant avant tout un acteur de terrain, la pratique humanitaire continue, selon lui, à être l’un des meilleurs moyens de révéler le monde et de lutter contre les inégalités. Néanmoins, rappelle t’il, le champ de l’humanitaire doit continuer à définir son rôle au sein des relations internationales. Il y a, entre autres, la question de l’indépendance, le rôle du lobbying humanitaire et la multiplication des types d’acteurs opérationnels. Autant d’axes de réflexion à ne pas négliger. Aussi, il ne faut surtout pas perdre de vue pourquoi nous faisons cela, dit celui qui se considère comme un utopiste-pragmatique.